Pour ma part, ne pas appeler "chat" un chat est tout à fait surprenant. S'il faut manier prudement ses mots lorsqu'on parle d'Adolf Hitler, cela ne nous empêche pas de le nommer. Je trouve que cette méthode est totalement inutile, si ce n'est pire. Dire "moustachu autrichien" (contestable d'ailleurs, il est d'origine autrichienne, mais naturalisé allemand et ses actes ont été perpétrés en tant qu'allemand) tourne en dérision un sujet qui nécessite le plus grand sérieux. Et comme vous le dites c'est d'autant plus malvenu que contournable.
Je crois que ne pas oser entendre prononcer le nom d'Adolf Hitler est révélateur d'une espèce de crainte, de peur face à un sujet qu'il est primordial de pouvoir aborder avec fermeté. Parler d'Adolf Hitler en bien est abominable, en parler avec dérision tout autant lorsqu'on considère le nombre de morts, empêcher d'en parler est pire, car alors on laisse libre cours à une sorte d'oubli et par là-même à une "rechute".
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Edmond de la Roche,
Baron de Jaquelin
Rédacteur-en-Chef du Mercure-Galant